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Spécial Week-End Couple

3 Nuits 174 €
  • Chambre 1 LIT Couple équipée d'une salle de Bain et de toilettes.
  • Du vendredi 12h au lundi midi.

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Éditions Pierre R. Muzas

Call Ways ®
Marque déposée et exploitée par Pierre R. Muzas, Éditeur Digital de Magazines & Revues

Faune Alfort : que faire si vous trouvez un animal sauvage ?

Le premier réflexe est d’observer : l’animal est-il en détresse, blessé ou en danger immédiat ? Si ce n’est pas le cas, il est avant tout urgent d’attendre. « Revenez 12h après, s’il a disparu, c’est que tout est rentré dans l’ordre. Souvent, les gens pensent bien faire en nous amenant des animaux sauvages, qui en réalité vont très bien », explique la directrice de Faune Alfort, Céline Grisot.

Le meilleur réflexe, c’est d’attendre

Pour vous aider, voici quelques situations où un animal n’a en réalité pas besoin d’être secouru : lorsqu’un jeune animal se trouve seul, très souvent sa mère se cache juste à côté ayant perçu votre présence ; les renards changent très fréquemment de terriers, et une mère ne peut emmener en une seule fois tous ses petits, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont abandonnés ; les chouettes volent certes, mais avant elles s’entraînent en partant directement du sol, le bon réflexe est de les mettre en sécurité sur une branche, à l’abri des prédateurs. Et l’odeur si on touche un animal sauvage ? « C’est un mythe ! L’instinct des parents est bien plus fort que ça », nous affirme Céline Grisot. De même, si l’animal se trouve sur une route, contentez-vous de le déplacer en sécurité.

En revanche, s’il est toujours là où vous l’avez laissé 12h après, s’il présente une blessure, des signes d’hypothermie ou un manque de réaction, vous pouvez l’amener au centre d’accueil de Faune Alfort, le CHUV-FS situé à l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort (EnvA) – 7 avenue du Général de Gaulle. Ce local de dépôt des animaux est ouvert 7/7j et de 10h à 18h.

Ne vous improvisez pas soigneur

En voulant bien faire, nos gestes peuvent nuire à la santé d’un animal sauvage. « Surtout, ne vous improvisez pas soigneur car chaque animal, y compris au sein d’une même espèce, a des besoins différents : ne lui donnez pas à manger, mettez-lui de l’eau à disposition mais ne le forcez pas à boire, conseille la directrice de Faune Alfort. Pour le déplacer, il est préférable de mettre des gants car il ne faut pas oublier que c’est un animal sauvage, il va donc chercher à se défendre, puis placez-le dans un carton avec une couverture car le noir les apaise. » Si le centre d’accueil est fermé, placez-le dans une pièce au calme, préparez-lui une petite bouillotte et laissez-le tranquille avant de l’emmener auprès de mains expertes le lendemain. Il sera ensuite pris en charge au CHUV-FS par des vétérinaires de l’EnvA avant de finir sa convalescence au sein du second centre de soins, de réhabilitation et d’élevage de Faune Alfort, le CSERFS, situé à Mandres-les-Roses. Dorlotés par une équipe de soigneurs et de bénévoles, les animaux y reprennent du poil de la bête, leurs repères et surtout leur instinct, se remusclent, gagnent en poids, avant d’être relâchés. « Nous faisons notre possible pour tenir informées les personnes qui ont déposé des animaux et s’inquiètent de leur état de santé. Nous aurons très prochainement un logiciel qui nous permettra de donner des nouvelles régulièrement jusqu’au jour de relâche dans la nature », nous informe Céline Grisot.

Faune Alfort, c’est…

  • Le seul centre d’Ile-de-France qui accueille toutes les espèces d’animaux sauvages
  • Deux centres de soins : le Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire Faune Sauvage de l’École vétérinaire d’Alfort (CHUV-FS) ex-CEDAF et le Centre de Soins, d’Élevage, de Réhabilitation de la Faune Sauvage (CSERFS) qui est un centre de convalescence
  • 7 000 animaux accueillis par an
  • 6 soigneurs, des stagiaires et des bénévoles : 50 personnes/jour s’occupent des animaux
  • 300 personnes par an formées au bénévolat

Pour aider Faune Alfort

  • Devenir bénévole : l’association propose une réunion d’information par mois, puis deux jours de formation aux gestes infirmiers. Toute aide est la bienvenue, y compris quelques heures.
  • Faire un don sur le site internet de l’association : faune-alfort.org
  • Offrez le livre « Seconde chance, Vivre Faune Alfort » pour Noël : 50% serviront directement au financement de l’association – sortie prévue en novembre.

3 questions à… Céline Grisot, directrice de Faune Alfort

Pouvez-vous nous en dire plus sur la convention que votre association vient de signer avec le département du Val-de-Marne ?

Dans le cadre de son partenariat avec le Département, notre association disposait déjà d’un terrain de 4 000 m² au sein de la pépinière de Mandres les Roses mis à sa disposition gratuitement, où se situe le Centre de Soins, d’Élevage, de Réhabilitation de la Faune Sauvage (CSERFS). Mais nous manquions cruellement de place pour faire face à l’afflux d’animaux sauvages déposés et les accueillir dans de bonnes conditions. La signature de cette nouvelle convention avec le département du Val-de-Marne nous octroie ainsi 2 000 m² de terrain supplémentaire ainsi que la mise à disposition de nouveaux locaux (un studio et deux F4).

En quoi cet espace supplémentaire devenait-il nécessaire ? A quel point les besoins augmentent-ils ?

Nous accueillons 20% d’animaux supplémentaires par an. Actuellement, 7 000 d’entre eux sont pris en charge et nous allons vite atteindre les 10 000 animaux accueillis par an. C’est pourquoi, il devenait impératif de disposer de davantage d’espace.

Que vous permet ce nouveau partenariat ? Concrètement, quelles activités allez-vous pouvoir développer ?

Les nouveaux locaux nous permettent de loger nos deux stagiaires du service civique qui sont souvent éloignés de la capitale, faute de quoi nous ne pourrions accueillir ces bras supplémentaires dont nous avons grand besoin, surtout en période estivale.
Dans le studio, nous avons installé l’élevage des juvéniles, essentiellement des hérissons.
Concrètement, cet espace supplémentaire nous permet d’améliorer la logistique et les protocoles de soins et de séparer les espèces (oiseaux et mammifères). Grâce à cet espace supplémentaire, nous allons vivre une meilleure saison, mais cela reste encore insuffisant face aux besoins qui ne cessent d’augmenter. En effet, le bouche à oreille fonctionne très bien ! Et nous sommes le seul centre de la région à accepter toutes les espèces. Enfin, nous observons une prise de conscience des gens, les mentalités ont évolué sur la souffrance animale : désormais, les gens souhaitent également que les animaux sauvages aient les mêmes accès au soin que leurs animaux domestiques. Nous constatons une vraie demande.

© Céline Grisot
© Céline Grisot
© Céline Grisot
© Céline Grisot

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