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Portrait – Marina Kvaskoff : en quête de réponses sur la santé des femmes

Covid oblige, notre rencontre avec Marina Kvaskoff, Maisonnaise, s’effectue par écrans interposés. Pourtant, on perçoit tout de suite sa bienveillance et l’envie de partager son métier passion et surtout passionnant, celui de chercheuse en épidémiologie à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). En 2019, elle devient également marraine du tunnelier « Marina » de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express, qui desservira la gare du Vert de Maisons.

©Lyv 2021 par Thomas Decamps

Dès son enfance, elle ambitionnait déjà de trouver des réponses. « J’ai toujours été curieuse des maladies depuis toute petite, fascinée d’en connaître la cause, les personnes affectées, etc. Je posais mille questions à mes parents qui n’avaient pas toujours de réponse à me donner ! » De cette frustration est née une vocation. Mais cette carrière dans l’épidémiologie, Marina Kvaskoff ne l’embrassera que bien plus tard, presque par hasard. Si son appétence pour la science était déjà bien présente, tout part d’une discussion avec un ami qui lui parle de cette discipline qui « décortique » les maladies. « Je me suis dit c’est ça que je veux faire ! ». Une véritable révélation pour l’étudiante en DEUG de biologie qui enchaîne avec une maitrise des Sciences et Techniques en Santé Publique, un master 2 en Santé publique avant de réaliser un doctorat en cotutelle entre la France et l’Australie puis deux post-doctorats, l’un au sein de la prestigieuse université d’Harvard à Boston et l’autre en France, à l’Inserm auprès du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations.

L’endométriose comme cheval de bataille

Ce CV déjà impressionnant, Marina Kvaskoff, aujourd’hui chargée de recherche à l’Inserm, l’étoffe encore aujourd’hui par son engagement pour la santé des femmes, et plus particulièrement l’endométriose. « Aujourd’hui, avec l’épidémie, on entend beaucoup parler d’épidémiologie, mais il faut savoir qu’il existe de nombreuses spécialités. La mienne, c’est l’endométriose. » C’est lors de sa thèse que la chercheuse étudie plus en détail cette pathologie chronique dont serait atteinte une femme sur dix. « J’ai été frappée par la souffrance de ces femmes, par les récits qui m’étaient confiés, et surtout par le décalage entre la fréquence de cette pathologie et le manque de connaissances et de moyens alloués à la recherche. » À la tête d’une équipe de dix chercheurs, elle met depuis ses compétences au service de cette maladie « encore trop tabou ». « Ce tabou est renforcé par le phénomène d’invisibilisation de la douleur des femmes, de banalisation. On n’en fait pas encore assez pour la santé des femmes et il était important pour moi de choisir une spécialisation qui m’anime. »

Un engagement aux multiples facettes

Et lorsqu’elle n’est pas dans son laboratoire de recherche, elle préside le conseil scientifique au sein de la fondation pour la Recherche sur l’Endométriose et le conseil d’administration junior de la société mondiale de l’endométriose, et coordonne des groupes de travail dont celui sur laquelle s’appuie la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose annoncée par le ministère de la Santé en janvier dernier.
À l’écouter, on finit par se demander où elle puise toute cette belle énergie car lorsqu’elle parle de son métier, c’est toujours avec le sourire. Pour preuve, il n’y a pas que nous que Marina Kvaskoff inspire. En 2019, des enfants val-de-marnais la choisissent pour devenir la marraine du tunnelier
« Marina » de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express – qui desservira la gare du Vert de Maisons – en hommage aux causes qu’elle défend, l’endométriose et la place des femmes dans la science.
« Un honneur », nous confie-t-elle avec modestie. Une jeune génération séduite qui fait écho à la petite fille curieuse qu’elle nous décrivait au début de notre rencontre et qui aujourd’hui trouve les réponses à ses questions.

Des tunneliers et des femmes d’exception

L’ensemble des tunneliers utilisés pour le creusement du Grand Paris Express portent le nom de femmes d’exception comme Malala ou Amandine (Henry). Ainsi, parmi les dix tunneliers qui ont contribué à creuser la ligne 15 Sud se trouvait Marina, en l’honneur de Marina Kvaskoff, qui tient donc également le rôle de marraine. C’est donc Marina qui, parti de Vitry-sur-Seine en mars 2020 a fini son parcours en décembre 2021 à Créteil après avoir creusé la future gare du Vert de Maisons.

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